mercredi 8 juillet 2009

Au bal des amoureux


11 juillet 1964 - 45 ans













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Au bal des amoureux

Quand auront disparu
Toutes nos mèches blondes
Quand le bout de la rue
Sera le bout du monde
Que seront devenues
Nos danses vagabondes
Parmi les herbes hautes
Parmi les herbes hautes

Lorsque soleil et vent
Me sembleront trop lourd
Quand les cris des enfants
Ne seront que bruits sourds
Mon regard aura bu
Toutes les couleurs du jour
Devant les herbes hautes
Devant les herbes hautes

Au bal des amoureux
Et de son ange qui passe
Aurons-nous tous les deux
L’envie d’effacer nos âges

Quand les heures filantes
Auront fauché les rires
Les herbes galopantes
Leurs brins de souvenirs
Dans un dernier élan
Saurons-nous retenir
L’instant des herbes hautes
L’instant des herbes hautes

Au bal des amoureux
Et de son ange qui passe
Aurons-nous dans les yeux
Les mêmes désirs d’envol

Au bal de nos adieux
Et de nos vies qui passent
Ferons-nous tous les deux
Pour la dernière fois
Les mêmes pas légers
Sur les mêmes airs de valse
Du temps des herbes hautes
Du temps des herbes hautes

Me prendras-tu la main
Comme la première fois
Retiendras-tu ton souffle
Quand je rendrai le mien

Me prendras-tu la main
Comme la première fois
Retiendras-tu ton souffle
Quand je rendrai le mien…
Quand je rendrai le mien

(Paroles et musique : Karine Giacomi, Éric Lehousse, Rémi Malo)


mercredi 1 juillet 2009

Les joies de la banlieue


Les joies de la banlieue

J’habite la banlieue, un endroit idéal pour élever des enfants. Il y a moins de circulation et moins de pollution.

Mais les fins de semaine, la fébrilité règne. Difficile d’entendre chanter les petits oiseaux. Madame Unetelle tond son gazon pendant que monsieur Chose taille sa haie. Sans compter monsieur Bricoleur, qui scie et cogne pour embellir son chez-lui.

Et quel bonheur d’avoir comme moi des voisins qui ont une piscine ! Ah ! les cris de joie de la visite qui s’ébroue dans l’eau, comme c’est rafraîchissant ! Finalement, quoi de mieux pour terminer la journée que cette bonne odeur de charbon de bois et de viande grillée qui vous accompagne jusqu’au lit.

Vivement le lundi. Que chacun retourne travailler à la ville. Qu’on entende voler les mouches.

samedi 27 juin 2009

Fruits et légumes

(image prise sur internet)

abeilles50 a lancé un nouveau défi sur son blogue : écrire un texte où les vedettes sont des fruits et des légumes.

Fruits et légumes

C’était une journée d’été. J’avais mis ma robe à pois marine et mes souliers rouge tomate. Je pris mon sac à emplettes vert pomme. Et dans mon auto jaune banane, je filai vers le marché.

C’est alors qu’un gros monsieur à tête d’artichaut, mit mon auto en chou-fleur. Folle de rage, je lui dis : « Eh patate ! tu peux pas voir à tes oignons ? Pour un peu, j’étais dans le champ de maïs. »

Sur un ton mi-figue, mi-raisin, il me dit que j’étais dans les prunes. Puis arriva un policier au teint olive qui remit de l’ordre dans cette salade.

Au marché, une femme en forme de poire, qui m’appelait mon chou, m’offrit fèves et navets.

De retour à la maison, les carottes étaient cuites.

jeudi 25 juin 2009

Nouvelle-France

(Hôtesse des fêtes de la Nouvelle-France à Québec cet été)


Nouvelle-France

Elles sont parties de France
Pour un monde meilleur
Par leur courage et leur endurance
Elles ont vaincu la peur

Travaillant sans relâche
Pour bâtir un pays
S’attelant à toutes les tâches
De l’aube jusqu’à la nuit

Épouses aimantes et fières
Leurs nombreux enfants
Ont défriché les terres
Qui longent le Saint-Laurent

Nous leur devons cet héritage
De vaillance et de détermination
Et je veux ici rendre hommage
À ces pionnières de notre nation

dimanche 21 juin 2009

L'aviateur

Aéroport de l'Ancienne-Lorette, Québec, 2 juin 1963
abeilles50 a lancé un défi sur son blogue : écrire une chanson avec un refrain (présent au moins deux fois) pour exprimer une colère, un amour ou un ressenti. Voici ma participation.


L’aviateur

En m’éveillant ce matin
Un souvenir me revint
Celui d’un jeune garçon
Un féru d’aviation
Qui pour épater sa belle
Voulu l’am’ner dans le ciel

Dans un Cessna 150
Durant les années 60
Voir la vie du haut des airs
N’était pas chose familière

Mademoiselle était distante
Voulait son indépendance
Après mille fantaisies
Et quelques acrobaties
Il trouva ce beau prétexte
Viens je t’emmène à Québec

Dans un Cessna 150
Durant les années 60
Voir la vie du haut des airs
N’était pas chose familière

Il tira bien ses ficelles
Et conquit la jouvencelle
Ils s’unirent finalement
Et eurent de nombreux enfants
Ainsi finit la chanson
D’un mordu d’aviation

Dans un Cessna 150
Durant les années 60
Un jeune pilote amateur
De sa belle gagna le coeur

mercredi 17 juin 2009

Emmène-moi au bout du monde

(D'après une photo de meretnature)

Emmène-moi au bout du monde

Emmène-moi au bout du monde
Emmène-moi comme autrefois
Emmène-moi rien qu’une seconde
Est-ce si loin tout ça pour toi ?
Pourquoi faut-il que dans la vie
Il soit des jours où c’est fini,
Pourquoi faut-il que dans ma vie
Ce soit toi qui me l’aies appris ?

Souviens-toi le dimanche
On regardait passer
Ceux qui avaient de la chance
Ceux qui ne sont pas pressés
Ceux qui ne sont pas à pied
On se contentait d’un banc
Ou d’un carré de pelouse
Et tu me disais : viens-t’en,
Mais moi je regardais ta blouse
Quels beaux dimanches c’étaient
Et l’on s’aimait et l’on s’aimait

Une fois de temps en temps
Un cinéma de quartier
Après c’était le restaurant
Oubliant les cafés
Envahis et troublés
En revenant chez nous
Pas un mot entre nous
On se retrouvait très loin
Je crois tout au bout du monde
On s’oubliait très loin
À peine quelques secondes

Emmène-moi au bout du monde
Emmène-moi comme autrefois
Emmène-moi rien qu’une seconde
Est-ce si loin tout ça pour toi ?
Pourquoi faut-il que dans la vie
Il soit des jours où c’est fini,
Pourquoi faut-il que dans ma vie
Ce soit aujourd’hui jeudi ?


Claude Léveillée

mercredi 10 juin 2009

Cinq petits bonheurs


Cinq petits bonheurs

J’ai été taguée par Marguerite-Marie
Il s’agit de nommer cinq petits bonheurs

J’aime par un beau soir d’été à la campagne
M’installer confortablement et regarder le ciel parsemé d’étoiles

J’aime visiter les cimetières des petits villages
Voir les noms, les dates sur les pierres tombales
Et imaginer la vie de ces personnes à leur époque

J’aime, après une longue marche, une randonnée à vélo ou à patins à roues alignées,
Revenir fatiguée, mais satisfaite de pouvoir encore le faire

J’aime après une belle journée d’hiver passée au grand air
Me retrouver le soir dans un pyjama confortable
Et me sentir engourdie par la chaleur de la maison

J’aime savoir que tous ceux que j’aime
Sont heureux et en santé

Bien d’autres choses font mon bonheur, mais j’en ai déjà parlé ou en parlerai sur mon blogue.

Je ne tague personne, mais libre à vous si vous êtes intéressés.