lundi 27 février 2017

L'Ancêtre

Pastel

L'Ancêtre

Vous êtes partie de France
Pour un monde meilleur
Par votre courage et votre endurance
Vous avez vaincu la peur

Travaillant sans relâche
Pour bâtir un pays
Vous attelant à toutes les tâches
De l’aube jusqu’à la nuit

Épouse aimante et fière
Vos nombreux enfants
Ont cultivé les terres
Qui longent le St. Laurent

Si aujourd’hui nous avons
Un style de vie si doux
Je le dis sans façon
C’est beaucoup grâce à vous.

lundi 13 février 2017

L’amitié

Pastel

L’amitié

Tout au long de notre vie, nous côtoyons des personnes qui nous plaisent, avec qui nous faisons un bout de chemin. Puis la vie qui donne reprend. Les obligations, le travail, la famille nous éloignent de ceux qui furent notre intérêt. Car l’amitié tout comme l’amour demandent de l’entretien. Plus on avance en âge, plus les amis véritables sont une richesse à laquelle on tient.

Voici ce que disait beaucoup mieux que moi Rutebeuf :

Que sont mes amis devenus
Que j’avais de si près tenus
Et tant aimés ?
Je crois qu’ils sont trop clairsemés,
Ils ne furent pas bien semés
Le vent, je crois, les a ôtés,
L’amour est morte…

Durant le temps qu’arbre défeuille,
Qu’il ne demeure en branche feuille
Qui n’aille à terre…

Et froid au cul quand bise vente,
Le vent me vient, le vent m’évente,
Et trop souvent 
Plus d’une fois je sens le vent…

Ce sont amis que vent emporte,
Et il ventait devant ma porte,
Aussi les emporta...

Rutebeuf (vers 1260)

lundi 30 janvier 2017

Le petit suisse

Pastel

Le petit suisse

Il est apparu sur la terrasse
Sortant du petit bois,
Rongeur rapide et vorace
Il créa tout un émoi.

Avec ses deux rayures sur l’échine
Rappelant les soldats du roi
Pour les Québécois d’origine
C’est un petit suisse, mais voilà
Qu’il a pour nom Tamia

Il accumule noix, glands et moult produits
Pour les longs mois d’hiver,
Symbole de l’économie
Pour quelques sociétés bancaires.

Son flair lui fait deviner
La quantité de neige à tomber,
S’il place son nid haut dans les branches
La neige tombera en abondance.

jeudi 12 janvier 2017

L'hiver

Pastel

L'hiver

Il a neigé cette nuit
La cour est recouverte d’un épais tapis blanc
Les arbres depuis quelques mois dégarnis
Frissonnent sous la froidure du vent
La haie s’incline sous de gros tapons de neige mouillée
Qu’est-ce qui fricote dans ce décor bucolique ?
C’est l’hiver.

vendredi 16 décembre 2016

Joyeux Noël

Acrylique

Joyeux Noël

Il neige, il neige de gros flocons blancs
Il neige, il neige pour tous les enfants
La neige en silence blanchit les coteaux
Allons qu’on s’élance joyeux en traineaux
Un heureux Noël tout blanc
De la boustifaille suffisamment
Le plus beau de tous les cadeaux
L’amour qui tient le cœur au chaud
Joyeux Noël

lundi 21 novembre 2016

Ingrid

Pastel

Ingrid

Ma petite-fille Ingrid au parc René-Lévesque.

lundi 17 octobre 2016

La maison de campagne

Acrylique

La maison de campagne

J’ai dix ans et comme à chaque année pour les vacances, mon père nous amène à la campagne dans sa maison natale.  C’est une maison tricentenaire.  En partant du village, on y accède par un petit chemin à travers champs.

Soudain, elle apparaît, vieille maison en bois plusieurs fois refaite, mais elle a gardé ses portes basses et ses fenêtres à persiennes nommées familièrement « jalousies ».  Elle possède une grande galerie à l’avant, mais c’est toujours par le côté que nous entrons.

Nous arrivons dans la cuisine d’été, il y a un poêle à bois, la table et les chaises ont été confectionnées par l’habitant et peintes en brun.  Il y a une rangée de vieilles chaises berçantes le long du mur côté sud et près de la fenêtre la grosse berceuse de mon oncle d’où il surveille les mouvements de la mer et les variations de la météo.

Cette maison est immense, comme les familles.  À part la cuisine d’été, elle possède une grande cuisine, c’est la salle de réunion familiale, un salon avec un vieux piano à queue, des photos d’ancêtres sur les murs et un certificat attestant la donation de ces terres par Samuel de Champlain.  Trois chambres complètent le rez-de-chaussée.

À l’étage quatre grandes chambres avec des meubles anciens et sur les lits, de belles catalognes et courtes pointes faites par les femmes de la maison.  Un grenier complète le tout.  Dans ce grenier où nous allons parfois les jours de pluie, quatre rouets qui s’ennuient de leurs années actives, de vieilles malles remplies de linge et de souvenirs et aussi des objets anciens dont on ne se sert plus.

Tous les mercredis, tante Lucie chauffe le poêle à blanc et fabrique son pain pour la semaine dans le fournil derrière la cuisine d’été.  Ce jour-là, nous avons droit à une bonne tartinade de pain frais.

Autour de la maison, quelques jeunes arbres et des fleurs.  À l’ouest un grand jardin, à l’arrière, un poulailler et un peu plus bas à l’est en allant vers l’étable, quelques cochons.

C’est un endroit de rêve pour des enfants de la ville.  Je comprends mon père d’avoir eu toute sa vie le mal de son coin de pays.

Cette maison renferme plein de souvenirs heureux et malheureux.  Elle fut témoin de nombreux mariages, décès et naissances.

Ah !  si les murs pouvaient parler, ils en auraient long à raconter.