dimanche 28 août 2011

Rêves d'avenir

Pastel d'après l'oeuvre originale d'André L'Archevêque

Rêves d’avenir

Il y a dans notre enfance un moment où la porte s’ouvre et laisse entrer l’avenir.
(Graham Greene)

Quand on est jeune on étudie, on travaille, pour un avenir meilleur
On a toute la vie devant soi, et rien ne nous fait peur
Trop occupé à peiner pour arriver
On ne voit pas le temps passer
Un bon matin, on se réveille, tout est accompli
Que c’est court une vie
Dans la vieillesse la porte se referme sur un passé embelli.

samedi 20 août 2011

Le livreur de pizza

Pastel

Le livreur de pizza

Il les a entendus si souvent ces refrains :
« Les études, c’est pour les riches »
« Quand on est né pour un p’tit pain… »
« Y a pas de sots métiers, y a que de sottes gens »
Alors, il livre de la pizza.

Semaine et dimanche, jamais de congés,
Jamais de vacances, il livre de la pizza.

Deux fois attaqué par des voleurs.
Comme disait notre grand humoriste Yvon Deschamps :
« Une job steady pis un bon boss », c’est tout ce qu’il faut.
Alors, il livre de la pizza depuis 35 ans.

dimanche 14 août 2011

Un acte de bravoure



Un acte de bravoure

J’habite au nord de Montréal,
Mon fils habite sur la Rive-Sud
Ils ont besoin d’une gardienne.
Vendredi 16 heures, nous sommes sur la 25 à l’heure de pointe
À la hauteur de l’autoroute Métropolitaine
Nous avançons maintenant à pas de tortue.
Il fait chaud, nous sommes entourés de gros camions
Je n’aime pas être prisonnière,
J’étouffe, je voudrais sortir.
Sous les viaducs, j’examine les failles,
J’ai peur qu’ils me tombent sur la tête.
Lentement, nous arrivons au tunnel sous le fleuve
De grandes parties de recouvrement ne sont plus là
Je m’imagine l’eau faisant irruption tout à coup
Elle engloutit tous les véhicules
Ce n’est pas rassurant quand on connaît l’état de nos infrastructures.
Enfin, nous arrivons à Longueuil sains et saufs
Qui aurait cru que d’aller garder ma petite-fille
Pourrait être un acte de bravoure.

dimanche 7 août 2011

Le silence

Pastel d'après une photo de ma soeur Francine
Le silence

C’était un été – ensoleillé
Un chaud mois de juin – je m’en souviens
Tout était bleu – même ses yeux
Comme larrons en foire – une belle histoire
Puis le temps a passé – comme l’amitié
S’installe la routine – en sourdine
Et le silence – l’indifférence

dimanche 31 juillet 2011

Je me souviens

Pastel d'après une peinture de Vincent Van Gogh
Pour la nouvelle communauté d'Églantine: « Prête-moi ta plume »

Je me souviens du temps des foins

Dans mon enfance, j’ai eu l’occasion d’aller aux champs faire les foins.  Ça se faisait les dernières semaines de juillet, alors que le soleil est à son plus chaud.  Nous embarquions dans une charrette tirée par un cheval.  Rendus aux champs, sous la supervision de mon oncle, nous faisions des « vailloches » avec le foin déjà coupé. Ensuite, on prenait ces « vailloches » à la fourche pour les lancer dans la charrette.

Deux ou trois jeunes se tenaient sur le voyage pour fouler le foin, afin d’en mettre le plus possible dans la charrette.  Il fallait avoir les membres bien recouverts parce que le foin sec grafigne les jambes des fouleurs.

Quand la charrette était juste assez remplie pour passer dans la porte de la grange, nous allions décharger.  Dans la grange, c’était le même travail qui recommençait à l’envers.  Toujours à la fourche, on lançait le foin sur le fenil (qu’on appelait « fanil » en québécois).  Pendant que les grands travaillaient, les plus jeunes s’amusaient à faire des chemins dans le foin pour glisser du fenil jusqu’en bas.

Puis on retournait aux champs continuer le travail.  Les bonnes journées on pouvait faire jusqu’à quatre voyages.  Il fallait profiter du beau temps.  Les étés où il y avait beaucoup de pluie, s’il faisait beau le dimanche, le curé donnait la permission de travailler ce jour-là.

C’était ce qu’on appelle le bon vieux temps, mais je ne crois pas qu’aucun fermier d’aujourd’hui ne voudrait retourner à cette époque. Avec les équipements modernes, on ramasse le foin deux fois durant l’été.  Le foin est coupé et enroulé en ballots mécaniquement. C’est une grande amélioration et c’est très joli de voir dans les champs ces gros rouleaux de foin qui ressemblent à d’immenses biscuits de « shredded wheat ».

dimanche 24 juillet 2011

Les vieux papiers


Les vieux papiers

Vieux papiers, sales, déchirés
Mémoires jaunies, délabrées
Journaux en loques, paperasses
Vous en savez plus long, souvent
Que ne peut en dire un savant
Lorsqu’il n’a pas suivi vos traces.

Un rien est quelquefois la clé
D’un fait, d’un acte révélé
Par l’étude et la patience
On reconstruit un monde ancien
En y mettant chacun du sien
Et tout cela, c’est la science.

Ouvrez-moi vos poudreux dossiers
Prêtez-moi vos antiques papiers ;
Nous les ferons parler ensemble
Puis un jour, vous les reverrez
Complets, rajeunis, admirés
Ils le méritent, il me semble.

Benjamin Sulte (1841 - 1923)

lundi 18 juillet 2011

Mes vacances dans le Bas-du-Fleuve

En attendant le traversier

Au loin là-bas, il y a...

Pas de baleines en vue ?

La petite maison dans la prairie

Églantines sur le bord de la route

Arnaud très fier de son inukshuk

Les morts, y en a marre !

Des nuages qui annoncent de grands vents.

Apaisement