Un poème emprunté à mon ami Liedich
À toi, 10 ans d’émoi
M’a dit hier qu’c’était ok
Qu’demain à la sortie d’l’école,
On se verrait là-bas sur l’quai.
J’ai d’la tremblote dans les guiboles,
Bon sang, mais comment je vais faire,
Pour qu’elle ait envie de rester ?
J’aurai pas intérêt à m’taire,
Il va m’falloir la captiver.
J’lui ai découpé des images,
J’ai des pétales de magnolia,
Et recopié sur une grande page,
Le mot partage et plein de « A ».
Peut-être qu’on pourrait jouer aux billes,
À cache-cache ou alors à ‘chat’,
Mais c’est pas sûr qu’une si belle fille,
Elle passe beaucoup d’temps avec moi.
Et si j’lui disais que j’l’aime bien,
Que c’est bon d’la voir sous le préau,
Et même qu’il m’énerve le Fabien,
Quand il fait son godelureau.
Et si c’est qu’j’lui prenais la main,
Qu’j’mettais mon cœur sur sa joue,
Les bébés, là, on risque rien,
Faut juste qu’elle rie, pas faire la moue.
Ou alors je lui raconterai,
L’histoire de la fée tellement belle,
Que le soleil en fit un rai,
Et pi qu’ça m’fait penser à Elle.
Ah, si j’étais un peu plus vieux,
Au moins, je saurais quoi lui dire ;
Mais bon, je m’sens tellement joyeux,
Que peut-être ça devrait suffire.
Ils ne se rencontrèrent jamais,
Il avait rêvé cette ferveur.
Mais dans son cœur, moi, je le sais,
Sommeille ce parfait bonheur.