vendredi 7 septembre 2007

Le Canadien français

(d'après l'oeuvre originale de David Krieghoff)


Le Canadien français

Cultivateur, bûcheron, voilà sa profession
Dans un pays de colonies
Le jour empiète sur la nuit
Et les hivers sont très longs

Il faut scier et essoucher
Bâtir une maison en bois rond
Très tôt, les rides ornent son front
Il est vite usé à tant travailler

À besogner dès son jeune âge
Il n’a pas de temps pour l’instruction
Il signe d’une croix en guise de nom
Mais il possède force et courage

Les sentiments c’est pour les femmes
Lui, ça le gêne, il ne sait pas
Bon père et fidèle époux il sera
Lui dit-on, pour sauver son âme

Il est d’une race fière
Nombreux sont ses descendants
Très peu sont encore aux champs
La vie moderne les récupère.

La solitude

(d'après l'oeuvre originale d'Andrew Kiss)


La solitude

La solitude, c’est vivre dans une grande ville
Et n’avoir personne à qui parler
C’est s’évader dans des distractions viles
Parce qu’on a un vide à combler

C’est vivre vieux et malade en résidence
Sur le chemin quotidien de la mort
Et n’avoir pour seule présence
Que des étrangers en réconfort

Pour plusieurs, la solitude est insoutenable
Et croyez-moi il est préférable
D’être seul en son logis
Qu’entouré de faux amis

Il existe une solitude intérieure
Qui contente l’esprit
Et permet de se retrouver pendant des heures
En tête-à-tête avec son esprit

jeudi 6 septembre 2007

La Provence

(d'après l'oeuvre originale de Madlyn-Ann Woolwich)


La Provence

Je connais un pays de ciel bleu et de soleil radieux
Où les villes semblent être à la campagne, un endroit béni des dieux
Les peintres l’ont reproduit, les écrivains l’ont décrit
Et moi j’en suis épris…

Ses champs de lavande, son nougat, ses santons,
Ses arènes, ses arcs de triomphe, ses aqueducs et son pont d’Avignon,
D’Arles à Avignon, de Marseille à Toulon, d’Aix à la Côte d’Azur,
Bonne Mère ! C’est la Provence à l’état pur !

Un enfant

(Arnaud Lefebvre à 7 mois)


Un enfant

Le plus beau cadeau sur terre
C’est de mettre au monde un enfant.
Les nausées, les peurs, la taille que l’on perd
S’envolent devant bébé dans son berceau blanc.

Son premier sourire, sa première dent, ses premiers pas
Sont une découverte pour lui autant que pour moi.
Il sera scientifique, artiste ou homme de loi,
Je sais qu’il excellera dans quoi que ce soit.

Puis un jour comme le fruit mûr tombe de l’arbre,
Il partira vers de nouveaux horizons,
Me laissant seule dans le nid familial
Morte d’ennui comme dans une prison.

Mais quand à son tour, il deviendra père
Et que nous serons grands-parents
À nouveau, je serai fière
Même si la crainte reste en dedans.

Oui, donner la vie est un acte grandiose
Qui mêle fierté, orgueil et grande joie,
Mais qui amène aussi autre chose

Une inquiétude à vie au dedans de soi.

Quatre jeunes femmes

(d'après l'oeuvre originale de Roger Alexandre)


Quatre jeunes femmes

Dans les années vingt
Quatre jeunes femmes règnent sur Paris
Elles peuvent en un tour de main
Avoir dans leur salon intellectuels et penseurs réunis.

La première est comédienne
Mariée à un écrivain érudit
C’est une grande tragédienne
À la Comédie française on l’introduisit
Elle rêve de faire du cinéma
Le parlant est prometteur
Ça ne tardera pas
Elle connaît des producteurs.

La seconde est écrivaine
Mariée à un écrivain, puis divorcée
Vit avec un journaliste qu’elle aime
Et entretient une amitié troublée
Elle écrit des livres pour enfants
Et décrit la vie de son coin de pays
Elle excelle dans le roman
Dont plusieurs en anglais sont traduits.


La troisième est peintre
Et peintre est son conjoint
Elle n’a rien d’une sainte
La bohème est son pain quotidien
Elle peint Montmartre et la vie à Pigalle
Vend ses toiles aux Américains
Son talent n’a d’égal
Que celui des plus doués de ses contemporains.

La quatrième est couturière
Modiste à ses débuts
Elle habille l’ouvrière
Aussi bien que la parvenue
Chaque saison amène une nouvelle collection
Elle excellera même dans le parfum
Tout ce qui porte son nom
N’a rien de commun.

Elles ont eu leur heure de gloire
Aujourd’hui elles sont disparues
Mais elles restent dans l’histoire
Car leur talent a été reconnu.

Perle des Iles

(d'après l'oeuvre originale d'André L'Archevêque)


Perle des Iles

Elle est originaire d’Haïti
Et c’est dans la froidure de février qu’elle est née
Ses traits fins et ses cheveux de jais nous ont ravis
Son caractère déterminé, elle l’a vite démontré

Son enfance fut partagée
Entre ses parents et ses grands-parents
Petite fille aimée et remarquée
Par sa gentillesse et son entregent

Son primaire se déroula sans histoire
C’est au secondaire qu’elle se fit remarquer
Pour sa facilité dans les arts oratoires
Le chant, la danse et sa sociabilité

C’est une belle grande fille
Au teint chocolat
C’est ma perle des îles
Mon Esméralda

L'enfance


L’enfance

De toutes les périodes de la vie
L’enfance est le plus beau moment
Elle est de doux bonheurs remplie
Agrémentée de jeux innocents
Bienheureux qui dans l’âge adulte
A su garder cette naïveté
Qui de la naissance au sépulcre
Saura le faire aimer