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Pastel
Vacances
Je m'en vais profiter de l'été, du fleuve et de la campagne.
À bientôt.
Solange
Pastel
La mer
Loin des grands rochers noirs que baise la marée,
La mer calme, la mer au murmure endormeur,
Au large, tout là-bas, lente s’est retirée,
Et son sanglot d’amour dans l’air du soir se meurt.
La mer fauve, la mer vierge, la mer sauvage,
Au profond de son lit de nacre inviolé
Redescend, pour dormir, loin, bien loin du rivage,
Sous le seul regard pur du doux ciel étoilé.
La mer aime le ciel : c’est pour mieux lui redire,
À l’écart, en secret, son immense tourment,
Que la fauve amoureuse, au large se retire,
Dans son lit de corail, d’ambre et de diamant.
Et la brise n’apporte à la terre jalouse,
Qu’un souffle chuchoteur, vague, délicieux :
L’âme des océans frémit comme une épouse
Sous le chaste baiser des impassibles cieux.
Nérée Beauchemin
Pastel
L’Ancêtre
Vous êtes partie de France
Pour un monde meilleur
Par votre courage et votre endurance
Vous avez vaincu la peur
Travaillant sans relâche
Pour bâtir un pays
Vous attelant à toutes les tâches
De l’aube jusqu’à la nuit
Épouse aimante et fière
Vos nombreux enfants
Ont cultivé les terres
Qui longent le Saint-Laurent
Si aujourd’hui nous avons
Un mode de vie si doux
Je le dis sans façon
C’est beaucoup grâce à vous.
Acrylique
Coquelicot
Coquelicot quel joli mot
Un mot qui rime avec bécot
Léger baiser, rouge baiser
Posé vite fait, tendre et léger.
Coquelicot prince des champs
Fragile et tremblant sous le vent
Mais tellement beau sous le soleil
Avec ses frères il émerveille.
Coquelicot vite se fâche
Il se flétrit quand on l’arrache
Du grand tapis si coloré
Où il poussait en liberté.
Pastel
Les saisons de la vie
Après neuf longs mois d’attente
Enfin, il est parmi nous
Son évolution sera lente
Il grandit et s’émerveille de tout
Tous les espoirs sont permis
C’est le printemps de la vie
Puis arrive l’âge adulte
Il a parfait son éducation
Après bien des tumultes
L’amour fera son apparition
Le travail, les enfants, les projets audacieux
C’est l’été, c’est merveilleux
Petit à petit l’aisance s’installe
Les enfants s’envolent à leur tour
C’est la saison automnale
Il rêve de retraite, de voyages chaque jour
Puis la neige remplit ses cheveux
La raideur envahit ses os
Il est devenu vieux
C’est l’hiver, le temps du repos
Pastel
Un phare dans la nuit
Revêtu de son habit blanc
Il monte la garde
Sur le bord du Saint-Laurent
Pour les navires allant vers la rade
Au début du siècle dernier
Les goélettes sillonnaient le fleuve
Chargées de marchandises variées
Pitounes, nourritures et bois d’œuvre
Le phare rayonnait en maître
Pour guider les bateaux durant les tempêtes
Aujourd’hui, les goélettes ont disparu
Et le vieux phare ne sert plus
On le fait visiter du dedans et du dehors
Et chacun de faire le matamore
D’avoir réussi à monter l’escalier
Haut, étroit et tortillé
Acrylique
Samedi de printemps
Samedi matin sur la 440 en direction de Québec, un beau soleil si rare cette année nous accompagne.
Malgré le froid tout reverdit, les arbres ont de jeunes bourgeons.
Le lac Saint-Pierre a débordé sur les terres et des oies blanches en transit y font une halte pour se restaurer.
Très lentement la nature reprend vie.
Et nous c’est avec la mort que nous avons rendez-vous.
Comme chantait Brel « Cest dur de mourir au printemps, tu sais ».