mardi 30 décembre 2014

Les voeux

Acrylique

Les voeux

Tous les hommes font la même erreur, de s’imaginer que bonheur veut dire que tous leurs vœux se réalisent.
Léon Tolstoï

La joie n’est pas dans les choses, elle est en nous.
Richard Wagner

On a beau avoir une santé de fer, on finit toujours par rouiller.
Jacques Prévert

La neige possède ce secret de rendre au cœur en un souffle, la joie naïve que les années lui ont impitoyablement arrachée.
Antonine Maillet

Mes meilleurs vœux à tous pour l’année 2015

mardi 16 décembre 2014

Le secret

Pastel

Le secret

« La confiance d’un secret nous flatte, parce que c’est une marque qu’on nous croit prudent. »
Jean-Baptiste de La Roche

« Le secret le mieux gardé est celui qu’on ne dit pas. »
Louis-Joseph Mabire

« On ne se confie qu’à un ami : mais peut-on répondre qu’il ne cessera jamais de l’être ? Si je confie un secret à une personne, parce que je la crois mon amie, elle se croira également autorisée à le révéler à un tiers qu’elle considère son ami ; celui-ci le révélera à un quatrième, et voilà le secret bientôt connu de tous. »
Jean-Jacques Rousseau 

mardi 2 décembre 2014

Les soirs d'été

Acrylique 30 X 25


Les soirs d’été

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue ;
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds
Je laisserai le vent baigner ma tête nue

(Arthur  Rimbaud)

Quand arrive décembre et que l’hiver s’installe
Qu’un soleil paresseux raccourci ses journées
Assise près du feu, ces pensées me régalent
Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers

Ces espaces enchanteurs tout de blancs décorés
Les soirs de pleine lune s’imposent à ma vue
Mes pensées me ramènent à ces même champs l’été
Picotée par les blés, fouler l’herbe menue

Bien emmitoufflée, j’irai dans ces sentiers de neige
Où l’odeur des sapins me chatouillera le nez
Mes raquettes dessineront de joyeux florilèges
Rêveuse, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds

Ces randonnées me rechargeront en énergie
L’exercice réchauffe c’est bien connu
Alors ne soyez pas surpris
Je laisserai le vent baigner ma tête nue

(Solange Raymond)

samedi 15 novembre 2014

La fin

Photo de ma soeur Francine

La fin

Pourquoi on aime tellement regarder le soleil qui se couche ?
Sur un lac doré, derrière une montagne rose
Ou sur une plage déserte un soir d’été
Cette boule de feu plongeant doucement dans la mer lointaine
Le soleil qui se lève, c’est l’expectation, le début
Mais les débuts sont vides, nous les comprenons
Les débuts sont là pour donner du sens aux fins
Nous sommes toujours fascinés par les fins
Même si ce ne sont que des fausses fins
Comme la fin d’un voyage ou d’un film
On sait bien qu’à la fin d’un film, l’histoire continue après
Il faut juste l’écrire
Le soleil qui se couche doucement un soir d’été
Nous ramène chaque fois vers cette fascination de la fin
La fin de la journée ou la fin sans fin ?
Regarder le soleil qui se couche nous aide à mieux comprendre
Que nous ne comprenons rien de la fin, car la fin c’est la fin
Et à la fin, il n’y a rien.

Jules Delavigne, Conclusions, 2008

Belle-maman est décédée dans la nuit du 14 novembre 2014 à quatre mois de son centenaire.

dimanche 26 octobre 2014

La vie n’a pas d’âge

Pastel

La vie n’a pas d’âge

La vie n’a pas d’âge.
La vraie jeunesse ne s’use pas.
On a beau l’appeler souvenir,
On a beau dire et vouloir dire que tout s’en va,
Tout ce qui est vrai reste là.
Quand la vérité est laide, c’est une bien fâcheuse histoire,
Quand la vérité est belle, rien ne ternit son miroir.
Les gens très âgés remontent en enfance,
Et leur cœur bat,
Là où il n’y a pas d’autrefois.

Jacques Prévert

mardi 14 octobre 2014

L’enfance

Pastel

L’enfance

Qu’ils étaient doux ces jours de mon enfance
Où toujours gai, sans chagrin,
Je coulais ma douce existence,
Sans songer au lendemain.
Que me servait que tant de connaissances
À mon esprit vinssent donner l’essor,
On n’a pas besoin des sciences,
Lorsque l’on vit dans l’âge d’or !
Mon cœur encore tendre et novice,
Ne connaissait pas la noirceur,
De la vie en cueillant les fleurs,
Je n’en sentais pas les épines,
Et mes caresses enfantines
Etaient pures et sans aigreurs.
Croyais-je, exempt de toute peine
Que, dans notre vaste univers,
Tous les maux sortis des enfers,
Avaient établi leur domaine ?
Nous sommes loin de l’heureux temps
Règne de Saturne et de Rhée,
Où les vertus, les fléaux des méchants,
Sur la terre étaient adorées,
Car dans ces heureuses contrées
Les hommes étaient des enfants.

Gérard de Nerval, Poésies jeunesse

dimanche 5 octobre 2014

Villanelle

Acrylique 23 x 25 cm

Villanelle

Une feuille d’or,
Une feuille rousse,
Un frisson de mousse,
Sous le vent du nord.

Quatre feuilles rousses,
Quatre feuilles d’or,
Le soleil s’endort,
Dans la brume douce.

Mille feuilles rousses,
Que le vent retrousse,
Mille feuilles d’or,
Sous  les arbres morts.

Alain Debroise