vendredi 11 février 2011

Deux amoureux

Dessin au pastel


Deux amoureux

Olive Oyl et Popeye

Olive Oyl est un personnage féminin de bande dessinée créé en 1919 par Elzie Crisler Segar et qui a ensuite été porté à l’écran. Cette bande dessinée prit une nouvelle orientation lorsque Segar y introduisit, le 17 janvier 1929, le personnage de Popeye, qui devint le fiancé d’Olive Oyl. Régulièrement, celle-ci se fait séduire par Brutus avant de comprendre son erreur et d’appeler son fiancé à l’aide. En général, quand Popeye est en difficulté et qu’il doit sauver son Olive, il ingurgite des épinards qui lui donnent la force de terrasser le méchant Brutus. Une histoire de triangle amoureux qui dure depuis plus de 80 ans !

Triangle amoureux
Popeye tu es mon héros
Mon cœur t’appartient

samedi 5 février 2011

Neige


Neige

Ah ! comme la neige a neigé !
Je ne peux pas commencer comme ça, Nelligan l’a déjà dit.

Ma vitre est un jardin de givre
C’est beau, mais il l’a dit aussi.

Il a tempêté toute la journée,
Accidents et carambolages sur les routes,
Mon entrée doit être pelletée,
C’est moins poétique, y a pas de doute !

Tous les étangs gisent gelés
Mon âme est noire : où vis-je ? où vais-je ?

Depuis Nelligan, les temps ont changé,
iPads, ordis et cellulaires
Sont les conversations des dîners,
Entre jambon et camembert.

Pleurez, oiseaux de février
Au sinistre frisson des choses.

Février, le plus court mois de l’année,
Et la marmotte n’ayant pas vu son ombre,
Dans six semaines, le printemps sera arrivé,
Marmotte ou pas, la neige va fondre.


SOIR D’HIVER

Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah ! comme la neige a neigé !
Qu’est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j’ai, que j’ai !

Tous les étangs gisent gelés,
Mon âme est noire : où vis-je ? où vais-je ?
Tous ses espoirs gisent gelés :
Je suis la nouvelle Norvège
D’où les blonds ciels s’en sont allés.

Pleurez, oiseaux de février
Au sinistre frisson des choses,
Pleurez, oiseaux de février,
Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses,
Aux branches du genévrier.

Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah ! comme la neige a neigé !
Qu’est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j’ai, que j’ai !
(Émile Nelligan 1879-1941)

dimanche 30 janvier 2011

Mijoty la petite sorcière

Mon amie Quichottine a demandé de colorier la petite sorcière de Solyzaan


Mijoty la petite sorcière

Mijoty est une petite sorcière
Qui vit retirée sur ses terres
Elle cultive plantes et herbages
Pour créer les potions qui soulagent

Un jour en testant un élixir
Elle s’envola sans pouvoir réagir
C’est au Québec qu’elle échoua
Dans la neige et le froid

Elle modifia son costume
Pour éviter les vilains rhumes
Depuis elle cherche une solution
Pour retourner à la maison

C’est par un soir de pleine lune
Qu’elle sortit de son hébétude
Elle alla voir un sorcier huron
Pour améliorer sa potion

Et c’est ainsi qu’elle put retourner
Chez elle en toute tranquillité

mardi 25 janvier 2011

Un aller-retour Montréal-Québec

Compartiment C, voiture 193. Edward Hopper. 1938. Collection I.B.M. New-York.
Mille-et-Une est un blogue qui propose, une fois par mois, une photo à partir de laquelle on doit inventer une histoire


Un aller-retour Montréal-Québec

Gertrude travaille comme préposée dans un hôpital psychiatrique. Aujourd’hui, elle s’est endimanchée, parce qu’elle prend le train pour aller voir sa grande amie à Québec. Louise et elle se sont connues au travail, mais Louise est retournée vivre dans sa ville natale. Comme à chacune de leurs rencontres, les blagues et la bonne humeur seront au rendez-vous.

Gertrude est née avec une malformation cardiaque et il y a cinq ans, elle a subi une opération à cœur ouvert. Depuis, elle se sent revivre et elle veut profiter de tout ce que la vie a de beau à offrir.

Ce que Gertrude ne sait pas, c’est qu’elle n’utilisera pas son billet de retour, parce que cette nuit, la grande Faucheuse viendra la chercher durant son sommeil.

mercredi 19 janvier 2011

Savoir de quel côté son pain est beurré

Pastel d'après une photo de Liedich

Je relève le défi de Violette d'utiliser des métaphores sur le pain

Savoir de quel côté son pain est beurré

Depuis quelques années, mon tilleul héberge une famille d’écureuils. Cette année, ils ont fait leur nid très haut dans les branches, ce qui signifie normalement un hiver enneigé. Les parents écureuils avaient beaucoup de pain sur la planche pour remplir la cage à pain pour l’hiver. Jour après jour, ils travaillaient sans relâche pour amasser noix, glands, petits fruits et cacahuètes en prévision des jours froids. C’est ce qu’on appelle gagner son pain à la sueur de son front. Pas question pour la petite famille de passer l’hiver au pain sec et à l’eau.

Certains jours, le paternel se faisait grossier comme du pain d’orge, allant jusqu’à s’approvisionner dans la mangeoire des oiseaux. Quand le gros merle rôdait par là, il cherchait à lui faire passer le goût du pain. L’écureuil reculait, l’air innocent ; comme on dit chez nous, il avait l’air d’un pain béni. Puis il s’éloignait l’air de dire : moi Monsieur, je ne mange pas de ce pain-là.

Voilà l’histoire pas compliquée de cette petite famille dans mon arbre. Je suis certaine qu’elle se vendra comme des petits pains chauds.

mercredi 12 janvier 2011

La Grise


La Grise

Mon oncle avait un cheval
Il l’appelait « La Grise »
Quand il attelait l’animal
Pour aller à la coopérative
Nous les enfants sagement
Attendions ses directives
Parce qu’il avait dit en déjeunant
Que ceux qui m’aiment me suivent

Le dimanche, c’est en voiture
Qu’à l’église nous nous rendions
Au retour, mon oncle chantait
En chœur le refrain nous reprenions
L’été, légèrement vêtus on allait
Mais l’hiver emmitouflés nous étions
J’en parle à l’imparfait
Elle est si loin cette vision

Puis un jour, fini La Grise
Une auto fit son apparition
Au champ elle resta soumise
C’est la loi de l’évolution
Elle est partie un jour, La Grise
Peut-être d’ennui, jamais nous ne saurons
Mais son souvenir ravive
En moi bien des émotions

mercredi 5 janvier 2011

Vie de quartier


Vie de quartier

Il est seize heures, le jour s’achève
C’est une courte journée de janvier
D’une cheminée, la fumée s’élève
Des passants pressent le pas pour se réchauffer

Les fines branches des arbres
Vibrent au vent d’ouest léger
Un chien aboie parce qu’on le regarde
Un homme lui crie de la fermer

Ma voisine arrose sa patinoire
Les enfants s’y amuseront demain
Voilà c’est déjà le soir,
C’est la vie dans son quotidien