
La Grise
Mon oncle avait un cheval
Il l’appelait « La Grise »
Quand il attelait l’animal
Pour aller à la coopérative
Nous les enfants sagement
Attendions ses directives
Parce qu’il avait dit en déjeunant
Que ceux qui m’aiment me suivent
Le dimanche, c’est en voiture
Qu’à l’église nous nous rendions
Au retour, mon oncle chantait
En chœur le refrain nous reprenions
L’été, légèrement vêtus on allait
Mais l’hiver emmitouflés nous étions
J’en parle à l’imparfait
Elle est si loin cette vision
Puis un jour, fini La Grise
Une auto fit son apparition
Au champ elle resta soumise
C’est la loi de l’évolution
Elle est partie un jour, La Grise
Peut-être d’ennui, jamais nous ne saurons
Mais son souvenir ravive
En moi bien des émotions
Mon oncle avait un cheval
Il l’appelait « La Grise »
Quand il attelait l’animal
Pour aller à la coopérative
Nous les enfants sagement
Attendions ses directives
Parce qu’il avait dit en déjeunant
Que ceux qui m’aiment me suivent
Le dimanche, c’est en voiture
Qu’à l’église nous nous rendions
Au retour, mon oncle chantait
En chœur le refrain nous reprenions
L’été, légèrement vêtus on allait
Mais l’hiver emmitouflés nous étions
J’en parle à l’imparfait
Elle est si loin cette vision
Puis un jour, fini La Grise
Une auto fit son apparition
Au champ elle resta soumise
C’est la loi de l’évolution
Elle est partie un jour, La Grise
Peut-être d’ennui, jamais nous ne saurons
Mais son souvenir ravive
En moi bien des émotions


