mardi 10 juin 2008
Jour de pluie
Jour de pluie
Assise à la fenêtre, mon être
Regarde passer le temps en flânant
La pluie tombe en trombe
Poussée par le vent cinglant
Un corbeau noir sur un fil noir
Craille à sa belle rebelle
Tandis qu’en bas foirent, sur le trottoir
Les nerveuses séquelles de la cruelle
Sur le bitume pullulent
Autos et camions de front
Dans le pavé craquelé et troué
L’eau éclabousse les piétons bougons
Deux amoureux en cirés bleus heureux
Passent en avant, se bécotant
Ils sont sortis pendant l’accalmie, ravis
De humer l’air vivifiant quelques instants
Dans mon fauteuil rembourré pourpré
À l’abri, mon imagination pond
Des idées farfelues et conçues
Pour amuser galeries et balcons, coudon
mercredi 4 juin 2008
Brigitte

Brigitte
Voici une femme pour qui j’ai beaucoup d’affection : ma belle-mère. Brigitte naquit en 1915, à Saint-Marc-des-Carrières. À l’âge de trois ans, elle prend le train avec sa famille qui part défricher une terre à La Reine, en Abitibi. Un long voyage de vingt-cinq heures. Elle a eu une enfance heureuse, malgré l’existence très dure et pauvre des colons.
À onze ans, elle refait seule, en sens inverse, le trajet en train qui l’amènera jusqu’à Arthabaska dans les Bois-Francs. Elle restera au couvent trois ans. Puis elle ira terminer ses études, pendant trois autres années, chez les sœurs de la Congrégation Notre-Dame, à Sainte-Thérèse au nord de Montréal. Elle y obtiendra son brevet d’enseignante. Son diplôme en main, elle sera engagée à Laferté, en Abitibi, dans une école de rang. C’est à Saint-Ubald, comté de Portneuf, qu’elle viendra enseigner ensuite pendant deux ans.
En 1938, elle épouse Lucien, mon beau-père. Ils habitent Rosemont. Ils ont déjà trois enfants quand ils viennent s’installer à Saint-Vincent-de-Paul, en 1943. Cinq autres enfants naîtront par la suite.
Elle surmonta plusieurs épreuves, fausses-couches, opérations, la trisomie du dernier-né, la vie souvent difficile des familles nombreuses.
Aujourd’hui, à quatre-vingt-treize ans, elle vit chez sa fille entourée de ses enfants. Mais avec l’âge, elle n’a rien perdu de sa coquetterie. Quand elle a su que je faisais son portrait, elle a demandé ce qu’elle portait sur la photo.
Je crois que de vivre en famille plutôt qu’en institution, est un gage de longévité.
Voici une femme pour qui j’ai beaucoup d’affection : ma belle-mère. Brigitte naquit en 1915, à Saint-Marc-des-Carrières. À l’âge de trois ans, elle prend le train avec sa famille qui part défricher une terre à La Reine, en Abitibi. Un long voyage de vingt-cinq heures. Elle a eu une enfance heureuse, malgré l’existence très dure et pauvre des colons.
À onze ans, elle refait seule, en sens inverse, le trajet en train qui l’amènera jusqu’à Arthabaska dans les Bois-Francs. Elle restera au couvent trois ans. Puis elle ira terminer ses études, pendant trois autres années, chez les sœurs de la Congrégation Notre-Dame, à Sainte-Thérèse au nord de Montréal. Elle y obtiendra son brevet d’enseignante. Son diplôme en main, elle sera engagée à Laferté, en Abitibi, dans une école de rang. C’est à Saint-Ubald, comté de Portneuf, qu’elle viendra enseigner ensuite pendant deux ans.
En 1938, elle épouse Lucien, mon beau-père. Ils habitent Rosemont. Ils ont déjà trois enfants quand ils viennent s’installer à Saint-Vincent-de-Paul, en 1943. Cinq autres enfants naîtront par la suite.
Elle surmonta plusieurs épreuves, fausses-couches, opérations, la trisomie du dernier-né, la vie souvent difficile des familles nombreuses.
Aujourd’hui, à quatre-vingt-treize ans, elle vit chez sa fille entourée de ses enfants. Mais avec l’âge, elle n’a rien perdu de sa coquetterie. Quand elle a su que je faisais son portrait, elle a demandé ce qu’elle portait sur la photo.
Je crois que de vivre en famille plutôt qu’en institution, est un gage de longévité.
mercredi 28 mai 2008
Sombre mai

Sombre mai
Voici le joli mois de mai
Tout reverdit, tout refleurit
La nature après plusieurs mois endormie
Renaît dans toute sa beauté
Mais dans ce petit village de campagne
Le loup rôde en cette nuit
S’attaquant à la brebis endormie
Laissant deux agnelets dévastés par le drame
Et la rivière Ouelle continue de couler
Comme pour effacer cet attentat sauvage
Elle s’affaire au grand ménage
Pour tâcher d’oublier
Voici le joli mois de mai
Tout reverdit, tout refleurit
La nature après plusieurs mois endormie
Renaît dans toute sa beauté
Mais dans ce petit village de campagne
Le loup rôde en cette nuit
S’attaquant à la brebis endormie
Laissant deux agnelets dévastés par le drame
Et la rivière Ouelle continue de couler
Comme pour effacer cet attentat sauvage
Elle s’affaire au grand ménage
Pour tâcher d’oublier
jeudi 22 mai 2008
L'indésirable

L’indésirable
Vous avez hâte que le printemps arrive. Vous surveillez les premières pousses. Vous vous extasiez devant une tulipe, le muguet, les lilas qui sentent si bon, les premières feuilles et le gazon d’un vert si tendre.
Et pourtant, quand j’arrive, resplendissant dans le soleil, vous pestez et tout de suite cherchez à me détruire. Et comme si ce n’était pas assez, vous m’avez affublé d’un nom ridicule.
Moi aussi j’ai mes qualités. Je suis comestible, je fais merveille dans les salades, et sans vouloir me comparer, mon vin se laisse boire.
Mais j’ai la couenne dure. Vous aurez beau m’arracher les racines, je reviendrai vous narguer, toujours plus jaune, toujours plus fort. Je suis le roi dans votre gazon.
Appelez-moi Monsieur Pissenlit.
Vous avez hâte que le printemps arrive. Vous surveillez les premières pousses. Vous vous extasiez devant une tulipe, le muguet, les lilas qui sentent si bon, les premières feuilles et le gazon d’un vert si tendre.
Et pourtant, quand j’arrive, resplendissant dans le soleil, vous pestez et tout de suite cherchez à me détruire. Et comme si ce n’était pas assez, vous m’avez affublé d’un nom ridicule.
Moi aussi j’ai mes qualités. Je suis comestible, je fais merveille dans les salades, et sans vouloir me comparer, mon vin se laisse boire.
Mais j’ai la couenne dure. Vous aurez beau m’arracher les racines, je reviendrai vous narguer, toujours plus jaune, toujours plus fort. Je suis le roi dans votre gazon.
Appelez-moi Monsieur Pissenlit.
vendredi 16 mai 2008
Acte d'humilité

Acte d’humilité
Une photo magnifique
Deux amoureux sympathiques
Sur une plage du Mexique
Dans un décor romantique
Une peintre amateure
Voulait de tout son cœur
Reproduire la douceur
De ce site enchanteur
Mais il faudra encore apprendre
Retravailler et se reprendre
Pour réussir à bien rendre
La mer, la plage dans leur ensemble
Une photo magnifique
Deux amoureux sympathiques
Sur une plage du Mexique
Dans un décor romantique
Une peintre amateure
Voulait de tout son cœur
Reproduire la douceur
De ce site enchanteur
Mais il faudra encore apprendre
Retravailler et se reprendre
Pour réussir à bien rendre
La mer, la plage dans leur ensemble
vendredi 9 mai 2008
L'optimiste
L’optimiste
Pour accompagner ce portrait, j’aurais pu parler de mon caractère, mais je crois m’être déjà suffisamment dévoilée sur ce blogue.
J’ai pensé plutôt répondre à Encre qui me demandait, il y a plusieurs semaines, ce qu’était pour moi l’optimisme.
Être optimiste, c’est afficher une éternelle bonne humeur. Toujours voir le bon côté des choses. S’il survient un malheur, être convaincu que rien n'arrive pour rien. Croire qu’on peut changer le monde par sa seule pensée positive.
Je crois que contrairement à son opposé le pessimiste, l’optimiste pur et dur n’existe pas.
Un pessimiste peut vivre d’espérance, un optimiste peut parfois être déçu.
samedi 3 mai 2008
Dimanche avec Clémence

Dimanche avec Clémence
Les dimanches matin ont un petit quelque chose de spécial que n’ont pas les autres jours. Jour de repos où l’on peut flâner en écoutant nos disques préférés. Mon coup de cœur va vers la poésie de Clémence :
« La vie de factrie » : qui dépeint la triste réalité de la travailleuse d’usine dans son monotone quotidien.
« Deux vieilles » : marchant en se tenant par le bras, ces deux vieilles amantes qui vieillissent ensemble et qui, avec tant de tendresse, la représentent.
« L’homme de ma vie » : son père Alfred Desrochers, qu’elle vénère, grand poète lui aussi qui sait si bien raconter la vie et qui « te parlera de l’épouse en allée, ma mère ».
« Où sont les enfants » : les enfants qu’il faut laisser partir malgré le grand vide laissé dans l’âme et dans la maison, pour la joie de les voir revenir.
« Midi à Georgeville » : la finesse d’invention de ce texte : Georgeville où jasent les geais bleus.
« Le lac en septembre » : la maison au bord du lac, devenue bien grande après le départ des êtres chers à la fin des vacances en septembre.
« La chaloupe Verchère » : le plaisir d’une promenade sur le lac en chaloupe.
Et tant d’autres qui justifient notre écoute et l’admiration bien méritée pour cette grande Québécoise.
Salut Clémence !
Les dimanches matin ont un petit quelque chose de spécial que n’ont pas les autres jours. Jour de repos où l’on peut flâner en écoutant nos disques préférés. Mon coup de cœur va vers la poésie de Clémence :
« La vie de factrie » : qui dépeint la triste réalité de la travailleuse d’usine dans son monotone quotidien.
« Deux vieilles » : marchant en se tenant par le bras, ces deux vieilles amantes qui vieillissent ensemble et qui, avec tant de tendresse, la représentent.
« L’homme de ma vie » : son père Alfred Desrochers, qu’elle vénère, grand poète lui aussi qui sait si bien raconter la vie et qui « te parlera de l’épouse en allée, ma mère ».
« Où sont les enfants » : les enfants qu’il faut laisser partir malgré le grand vide laissé dans l’âme et dans la maison, pour la joie de les voir revenir.
« Midi à Georgeville » : la finesse d’invention de ce texte : Georgeville où jasent les geais bleus.
« Le lac en septembre » : la maison au bord du lac, devenue bien grande après le départ des êtres chers à la fin des vacances en septembre.
« La chaloupe Verchère » : le plaisir d’une promenade sur le lac en chaloupe.
Et tant d’autres qui justifient notre écoute et l’admiration bien méritée pour cette grande Québécoise.
Salut Clémence !
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