samedi 12 juin 2010

Pépère Demers


Pépère Demers

Dans mon enfance, j’ai rencontré des personnes marginales qui m’ont marquée. Ainsi, quand nous avons déménagé sur le boulevard Lévesque, il y avait une côte derrière chez nous qui menait au bord de l’eau.

C’était « la côte à Sigouin ». Juste au début de cette côte, habitait celui que nous les enfants appelions Pépère Demers, mais que ses amis de l’auberge appelaient gentiment Méo, pour Roméo.

Il vivait dans une cabane d’environ 8 x 10 pieds, faite de vieilles planches et de tôle, et agrémentée d’une porte et d’une petite fenêtre. Des matériaux ramassés aux rebus avec lesquels il s’était confectionné une demeure.

Il paraissait vieux, mais peut-être ne l’était-il pas tant que cela. Il marchait en s’aidant d’une canne et était toujours de mauvaise humeur… un ermite.

Le plus clair de son temps, il le passait à l’Auberge des Écores, ne venant à sa cabane que pour cuver sa bière.

Que mangeait-il ? Où prenait-il le bois pour se chauffer l’hiver ? Comment était-il arrivé là ? Je n’en sais rien. Il paraît qu’il était originaire de l’Abitibi, aurait été marié et aurait eu des enfants et qu’un incendie aurait détruit sa famille et ses biens.

Un jour, on le retrouva mort dans sa cabane. Il a emporté son secret avec lui.

64 commentaires:

Grimimi Sue a dit…

Bonsoir Solange,
Ton récit me laisse sans voix.
Malheureusement, le monde n'a pas tellement changé. Aujourd'hui, on retrouve des personnes mortes seules dans leur appartement.
On se mêle peut-être un peu trop de nos affaires... et on oublie le côté humanitaire.
Ta peinture et tes mots m'ont fait réfléchir.
Amitié et becs sue-crés xx

gazou a dit…

il est des êtres en marge qui nous laissent songeurs...peut-être est-il parti sans avoir jamais pu confier à quiconque quelle avait été sa vie;.c'est profondément triste !

Eglantine / Martine a dit…

Cela me fait penser à un SDF qui vivait dans notre village. Sa maison c'était la cabine téléphonique.... On lui disait bonjour et un jour il est mort. Il est enterré au cimetière du village. Sa famille le recherchait et c'est quand il est mort qu'on a retrouvé sa famille.

meretnature a dit…

Je crois que beaucoup d entre nous ont croisé ce genre de personne a laquelle on s'attache sans vraiment savoir pourquoi.... et quand il parte un grand vide reste là ...
bises Solange
bon dimanche

☼ France ☼ a dit…

OUi c'est triste dés qu"ils partent je le sais bien mais que faire encore!!
Ton texte me touche énormément Solange. Ainsi que ta peinture.
Il faut penser aux personnes et je le fais je m'en occupe dés que je peux et un petit geste tout simple fait du bien je pense.
Mais ns vivons dans un monde assez surprenant et rien ne change
Bonne journée

Chantal a dit…

Bonjour solange,
Ton texte me rappelle très fort un texte que j'ai écrit il y a longtemps....
Il souffrait cet homme mais combien de personnes l'ont compris ? La vie est parfois dure.
Bon week-end Solange avec mon amitié
Chantal

nettoue a dit…

L'histoire est belle et triste ! peut-être attendait-il celui ou celle qui percerait son mur de silence !
Merci chère Solange, je t'embrasse
Nettoue

Flo ♪ a dit…

Je pense à ces personnes aussi les pauvres et toutes les personnes seules bisou

Anonyme a dit…

Peut-être que ce matin là ai ,il avait retrouvé en lui le repos de son âme...bonne soirée
Mamylilou

Louis-Paul a dit…

L'histoire est triste mais tu lui rend hommage par cette belle peinture. C'est bien que les gens dits "ordinaire" ou dits "marginaux" soient mis ainsi en valeur. Car les valeurs humaines sont souvent là, à deux pas de chez nous.

MUSEAREVELISE a dit…

coucou solange, une très belle peinture très émouvante, et des mots qui nous laisse un peu sans voix, cet homme a dû souffrir terriblement, je te souhaite une bonne semaine bisous

OiseauBird a dit…

Reponse de OISEAUBIRD pour le papillon
oui toute a fait
je suis impatiente de voir mon papillon peint en pastel par Solange
bonne journee

Solange a dit…

Grimimi Sue, Je crois qu'il était mieux que bien des clochards d'aujourd'hui, parce qu'il avait des amis et qu'il était le seul dans cet état dans le village.

Gazou,ce qui m'intrigue, c'est qu'est-ce qui amène une personne à une telle déchéance.

Eglantine, Je crois qu'il s'en trouve toujours au moins un par village.

Meretnature, tu as bien raison.

France, de tout temps il y en a eu et bien souvent c'est la vie qu'ils préfèrent.

Chantal, la communication n'est pas toujours facile.

Nettoue,peut-être,mais il y a des murs difficile à percer.

Flo, je sais que tu es un jeune homme très sensible.

Mamylilou, partir en dormant ce doit être la plus belle mort.

Louis-Paul, je crois que dans chaque être humain il y a quelque chose à découvrir.

Muséarevelise, je le crois aussi, merci.

Oiseau Bird, merci.

☼ France ☼ a dit…

Je viens te dire bonjour.
Je pense que tu vas bien et c'est génial.

Marguerite-marie a dit…

mais tu viens de lui redonner vie, par tes mots chaleureux et ce portrait si beau.
Bises de Bretagne

nettoue a dit…

Grimimi Sue à raison cela est arrivé pas très loin de chez moi, il y a environ trois ans. Il faut dire qu'il buvait beaucouo et ne laissait entrer personne chez-lui, mais je sais bien que se n'est pas une excuse.
Je t'embrasse mon amie
Nettoue

micheline a dit…

celui que j'ai connu dans mon très jeune âge s'appelait Totor
dans mon souvenir il déambulait dans la rue sur des jambes quelque peu instables
un jour quelqu'un est venu demander à maman une toile pour aller recueillir ses restes un peu plus loin sur la ligne de chemin de fer: il s'était jété sous un train

Mijo a dit…

On en a tous croisé des personnages comme Pépère Demers.

Sandra a dit…

Solange demain tu passes pour me dire
Bleu bleu le ciel

SONYA a dit…

c'est fou enfant j'ai été confronté à la même situation mais c'était une femme.
merci du partage
bisous du lundi

Zoreilles a dit…

Ah quelle histoire... Ça ne m'étonne pas du tout qu'on ait dit à l'époque que cet ermite était de l'Abitibi.

Je pense qu'il était peut-être du Témiscamingue, les gens mêlent souvent nos deux régions, qui sont voisines et affiliées. Crocodile Dundee me raconte souvent l'histoire que son père lui contait, du père Demers, un monsieur qui a vécu des grands malheurs, qui avait perdu sa femme à un jeune âge et dont on n'a jamais su la fin. Il avait trois jeunes enfants quand elle est décédée, il les a élevés tout seuls. C'était un rebelle qui avait fait une grande colère le jour où le curé lui avait dit que sa petite belle-soeur, la soeur de sa femme décédée qui lui aidait dans la maison et avec les enfants, il fallait qu'il l'épouse ou qu'elle s'en aille parce que ça faisait scandale dans la paroisse. C'est tu assez épouvantable?

Ce que mon beau-père racontait, c'était que cet homme avait un très grand coeur, qu'il avait aidé beaucoup de monde dans sa vie, même financièrement.

Ça pourrait tu être le même? Il était plus vieux que mon beau-père, le père Demers. Il aurait aujourd'hui autour de 100 ans.

Marico a dit…

Dans mon village, ils étaient deux: un plus vieux qui vivait à part dans sa cabane, l'autre très grand et jeune qui s'était construit une toute petite maison. Tous les deux fréquentaient l'église le dimanche, le premier, un peu sale, en guenilles, le deuxième, propre et renfermé. Lorsqu'ils venaient communier, je les regardais, fascinée. Les deux affichaient un air sauvage. Cette expression de liberté sur leurs visages m'intéressait, me séduisait. Je n'avais pas dix ans.
Il y avait autour d'eux un aura de mystère! Le premier est mort dans sa cabane, l'autre s'en est allé à l'étranger!
Je ne les oublierai jamais. Ils ont tenu plus de place dans ma mémoire que les bien-pensants qui leur faisaient la leçon sans leur tendre la main!
J'aime beaucoup beaucoup ta peinture.

Solange a dit…

Marguerite-Marie,un souvenir qui m'a marquée.

Nettoue, c'est vrai, mais ce qui est dommage c'est que bien souvent ces personnes ne veulent pas qu'on les aide.

Micheline, quelle fin misérable.

Mijo, c'est vrai et à la ville on en voit de plus en plus.

Sonya, c'est moins féquent chez les femmes, mais il y en a aussi.

Zoreilles, c'est toujours possible le monde est petit, aujourd'hui il aurait aux alentours de cet âge. En tout cas leurs histoires se ressemblent.

Marico, c'est vrai que ces personnes nous marquent par leur différence.

le Pierrot a dit…

C'est triste cette histoire pôv pépère...bissu Solange, bonne journée...

☼ France ☼ a dit…

petit bonjour avant l'orage

Sandra a dit…

IL pleut encore mais alors cette france

claude a dit…

L'origine de sa vie d'ermitte est triste. La perte des siens et de tout ce qu'il avait, l'a mené là où il s'est endormi pour mourir.
Etait ce son choix à lui où celui de sa vie.
Roméo n'a jamais ou n' a pas voulu retrouver de Juliette, qui aurait pu l'aider à avoir une autre vie.
Ton illustratiuon est très belle.

herbert a dit…

Bonjour, Solange.
Mais c'étaitun clochard, un vrai clochard.
Un clochard comme on n'en voit plus guère...
Il est mort comme il a vécu...Là est son secret.
Ton illustration n'est pas triste.
Ton texte non plus...
Merci beaucoup.
Bonne journée.
Je t'embrasse.

Anonyme a dit…

Bonne journée : je vais m'absenter en fin de semaine mais mon blog reste programmer ..bises
Mamylilou

josiane57 a dit…

En tous cas, l'ambiance de la toile que tu as peinte de cet homme est toute de paix, de tranquillité ; c'est comme si tu lui offrais la sérénité qui lui a manqué.

Chantal a dit…

Bonsoir Solange,
Il est très attendrissant ton pépère!
Je te fais un bisou amical, bonne semaine.
Chantal

Rosette ou Rosie, c'est pareil a dit…

Il ressemble à un pauvre homme qui passait ses jours devant un des pavillons du CÉGEP du Vieux-Montréal. Il regardait les étudiants entrer le matin et sortir le soir avec, dans ses grands yeux bleus toujours un peu mouillés, une lueur de grande tristesse et dans ses mains, une bouteille recouverte d'un sac de papier brun... Sa longue barbe blanche et ses cheveux de la même couleur étincelante semblaient toujours briller au soleil et même sous la pluie....

Je ne sais pas ce qu'il est devenu et ne suis pas fière de cela...

Ton texte me laisse sans mot et ta superbe toile me bouleverse dans sa tendresse.

Je t'embrasse bien tendrement, Solange et te remercie d'avoir partagé cette histoire des plus touchantes.

aimela a dit…

Combien comme ton pépère meurent dans l'indifférence totale ? Il y en a beaucoup de trop :( Très jolie peinture

nettoue a dit…

Un petit passage rapide et mon amitié, j'ai un mal de tête qui me harcèle depuis plusieurs jours
Bises pour toi chère Solange
Nettoue

Reinette a dit…

j'en ai vu aussi de ces êtres en marge de la vie. c'est bien rare qu'on arrive à savoir le pourquoi de leur situation.
c'est bien triste.
bonne soirée

Anonyme a dit…

bonjour
Une histoire bien triste. Certaines personnes sont ainsi. ils ne laissent qu'une image floue d'eux, mais une image que l'on ne peut oublier.
bonne soirée
clémentine
http://www.clementine-severin.com

Solange a dit…

Claude, bien difficile de savoir ce qui se passe dans la tête des gens.

Herbert, il y a des gens comme ça qui choisissent ce genre de vie.

Merci Josiane.

Rosette ou Rosie, il ne faut pas culpabilisé, on ne peut pas prendre tous les maux du monde sur notre dos.

Merci à tous pour votre visite.

☼ France ☼ a dit…

Bonjour
Pas trop de pluie ce matin tout va bien
Bise

Sandra a dit…

Merci pour nancy tu es géniale

Claude a dit…

une histoire qui m'a donné la chair de poule.
bonne journée

SONYA a dit…

un petit coucou du jeudi,passe une très belle journée
gros bisous

Quichottine a dit…

Je t'ai lue, j'ai vu ton tableau, et j'ai été profondément émue.

Tu sais, je crois que tu as raison aussi lorsque tu dis qu'il était seul dans ce cas et qu'il avait des amis... C'était sans doute plus facile de garder le contact que lorsqu'il y a de nombreuses personnes dans le même état.

La société d'aujourd'hui fabrique beaucoup d'exclus.

J'espère toujours que cela s'arrangera.

Je te souhaite une belle journée, Solange. Merci pour tout.

nettoue a dit…

pépère Demers se repose, il me devient familier, c'est un personnage !
Bonne journée chère amie Solange et bises à toi
nettoue

Marc de Metz (France) a dit…

C’est une histoire, celle d’une vie. Dans toutes les villes et là encore au moment ou je dépose ce commentaire, il y a des enfants qui ignorent qu’un jour, dans des années, ils penseront à ces personnages qui peuplent là leur vie d’enfant. J’ai les miens dans mes souvenirs. J’ai le sentiment qu’alors, ils étaient des marginaux et moins nombreux que les nôtres, ceux que nos villes nous obligent à côtoyer. La différence, c’est qu’adulte nous sommes capables de mesurer leur détresse et surtout leur solitude… heureusement qu’enfants nous ne le faisions pas… C’est une fois de plus, sous ta « plume » une exceptionnelle histoire. @mitié de Metz, Marc.

Solange a dit…

Claude, il y a des gens qui souffrent énormément.

Quichottine, aujourd'hui il y en a tellement qu'on ne peux fournir à les aider.

Marc, tu as raison jeune on ne voit pas le malheur et c'est mieux ainsi.

Merci à tous.

le Pierrot a dit…

P'tit coucou matinal Solange, bon week end...

Claude a dit…

mais mon autre blog est indiqué très clairement et plusieurs fois sur mon blog principale...il est en bannière sur ma page accueil et sur ma page article,(il suffit de cliquer sur l'image) + dans la bande d'accès, indiqué MA VILLE. je peux difficilement faire plus....
bonne journée

Bergson a dit…

il y a de plus en plus "d'ermite"

en tout cas ton tableau est très réussi ; j'aime bien la tonalité des couleurs

fanfan a dit…

Bon week end,le soleil est là mais il ne fait pas très chaud! Bises

Pierre-Louis a dit…

Quel beau souvenir d'enfance et si bien peint comme d'habitude !

Flo ♪ a dit…

Alors tu vas bien solange ? Que fais tu

nettoue a dit…

je regarde toujours en passant le regard attentif du chat. Il y a quoi au bout de sa rêverie ?
Bonne fin de semaine Solange et bises
Nettoue

SONYA a dit…

je passe te souhaiter un doux weekend malgré la pluie
gros bisous du vendredi

Azuldelmar a dit…

Bonjour Solange,
Attendrissante histoire, que tu gardes bien dans ta mémoire. Surement parce qu'en tant qu'enfants on garde à feu des souvenirs comme ça.

Pierre-Louis a dit…

Merci d'avoir lu si vite le chapitre "Stratagème".
Je me suis aperçu qu'il manquait la dernière phrase. La voici :

"Il n'y eut aucun miaou en écho, juste le joli coucou d'un petit oiseau qui voletait derrière les rideaux de la fenêtre grande ouverte."


A bientôt pour le prochain chapitre (et peut être l'avant dernier, la fin ne cesse de reculer...)

Viviane a dit…

C'est une histoire bien triste! j'en ai croisé quelques uns qui ont disparu en emportant avec eux leur malheur qu'ils ne voulaient pas partager.
Maintenant, il me semble que c'est différent, il y en a beaucoup, surtout ici dans une petite ville sur la route de grandes traversées et pas loin de la frontière, souvent ils parlent des langues totalement inconnues et réclament "haut et fort" d'être logés quand il fait froid ou d'être soignés rapidement quitte à passer devant des personnes qui attendent patiemment depuis des heures.
Ce ne ne sont plus les "mêmes"! c'est toujours un plaisir de venir chez toi.
Je te souhaite une bonne soirée, un peu plus chaude qu'ici.
Un bisou amical
Viviane

liedich a dit…

Mince la chair de poule... Il est bien beau ton Pépère et ton histoire est bien triste. Combien en est il ainsi dont on ne sait rien qui ont l'humilité et la grandeur d'âme de vivre et se taire quand tant d"'autres nous gavent avec leurs petits problèmes de rien.
Tu vois, si je te rencontrais, je crois que je ne verrais pas ce qu'il y a de si pur en Toi et cela est bien car de toute façon je n'oserais pas te le dire....
Roulement de tambour.
Douceur du Soir, Solange, espèce de si chouette Grand Mère.
Que la "noirceur" te soit douce.
liedich

Solange a dit…

Claude, tu as raison je n'avais pas bien regardé.

Azuldelmar, enfant ce sont des personnages qui nous marquent surtout qu'à l'époque il n'y en avait pas autant qu'aujourd'hui.

Viviane, aujourd'hui même les clochard ont changé.

Liedich, aujourd'hui ce n'est plus la même classe de personnes. Ceux-là avaient une certaine dignité. Si je te rencontrais...

écureuil bleu a dit…

Tu écris vraiment très bien et ton récit donne envie d'en savoir plus sur cet homme. Quant au pastel il est saisissant : le visage disparait sous la barbe blanche !

Le chant du cygne a dit…

C'est une triste histoire. Si on pouvait savoir ce qui se cache derrière les visages nous serions souvent surpris.

Et c'est pourquoi on ne doit jamais se fier aux apparences car bien souvent ces personnes que l'on dit marginaux cachent un drame.

Line

Violette W-Ruer a dit…

Une triste fin... Combien sont-ils à disparaître ainsi seuls, abandonnés... C'est la raison de mon nouveau roman...
Gros bisous
Violette

clo a dit…

Un certain Dimitri que j'ai bien connu sous un autre nom était fasciné par ce genre de personnage... Tant qu'il a fini par mourir un peu de la même façon... en marge de la société, en marge de tout.
Très touchée par ce texte Solange !

Anonyme a dit…

Je viens d'avoir Liedich au fil il m'a dit qu'il était allé te voir...chouette !

Bisous

AG86 a dit…

Il y a comme cela des destins qui ne laissent pas de traces ... Des solitudes ...
Merci pour ce récit qui donne à réfléchir.
Amitiés du Poitou. Alain